La mode de seconde main en pleine expansion, la contrefaçon se développe : comment lutter ?

Si le marché de la seconde main a de beaux jours devant lui, une barrière se dresse à l’horizon : l’essor de la contrefaçon. En effet, les articles de luxe sont souvent contrefaits et, à moins d’être un expert, il est particulièrement difficile de déceler la supercherie. Nous faisons donc un tour d’horizon et vous […]

Equipe Fidealis

Experts en propriété intellectuelle

Si le marché de la seconde main a de beaux jours devant lui, une barrière se dresse à l’horizon : l’essor de la contrefaçon. En effet, les articles de luxe sont souvent contrefaits et, à moins d’être un expert, il est particulièrement difficile de déceler la supercherie. Nous faisons donc un tour d’horizon et vous présentons une innovation technologique permettant de lutter contre la contrefaçon.

Constat : le marché de la mode de seconde main fait face à plusieurs freins

Aujourd’hui, 60% des produits de luxe possèdent une identification unique. En parallèle, 37% des consommateurs de ces produits de luxe déclarent avoir déjà acheté des contrefaçons sans le savoir. En outre, la production de produits contrefaits augmente 3 fois plus rapidement que celle du secteur d’e-commerce. Ces trois éléments indiquent que lorsqu’un consommateur achète des produits de mode de seconde main, il fait face à un risque relativement élevé et croissant d’acheter une contrefaçon à son insu. Ce constat est donc un frein au développement du marché de la seconde main.

Au-delà du risque de contrefaçon, le marché de la mode de seconde main fait face à des freins supplémentaires. D’une part, les commissions prélevées par les acteurs de ce marché se situent entre 30% et 40% du prix de vente, une part plus que significative sur la valeur des produits. D’autre part, les marques de luxe n’ont pas la possibilité de transmettre leurs valeurs, ni les informations spécifiques à chacun de leurs produits et les contrefaçons de leurs produits nuisent à leur image de qualité.

Des certificats digitaux pour les produits de luxe ?

La problématique liée à la contrefaçon intervient donc après la vente des produits de luxe. En effet, la chaîne d’authenticité entretenue par les marques de luxe jusqu’au client final est rompue dès lors que le client achète les articles.

Afin d’encourager la mode de seconde main, une dynamique vertueuse, deux éléments sont indispensables : l’authentification et la traçabilité des articles de luxe. Une solution équivalente à des certificats digitaux est dorénavant disponible grâce à la technologie NFT*. Cette technologie innovante permet d’éviter la contrefaçon de manière particulièrement efficace.

[*Pour en découvrir davantage sur le fonctionnement des NFT, nous vous invitons à consulter notre article à ce sujet.]

Quel est l’intérêt des NFT pour la seconde main ?

Les NFT, ou “Non-Fungible Token”, sont un type particulier de cryptomonnaie. En effet, les NFT présentent la particularité d’être non-fongibles, c’est-à-dire que chaque unité est unique et ne peut en aucun cas être reproduite.

Grâce à cette technologie, les marques peuvent donc associer à chacun de leurs articles un certificat digital unique au moment de l’acte de vente. Ce certificat établit le lien entre le client, l’article et la facture. Par la suite, ce document unique et digital peut être transmis numériquement si l’acheteur initial décide de le mettre en vente sur le marché de la seconde main. Ce moyen d’authentification infalsifiable présente trois grands avantages :

  • Confiance :  le certificat digital met les acquéreurs d’articles de seconde main dans une position de confiance, le risque d’acheter une contrefaçon est nul. 
  • Bénéfices : les revendeurs de pièces sur le marché de la seconde main maximisent leurs bénéfices lors de la vente de leurs articles. En effet, les articles sont certifiés d’origine et l’historique du produit depuis sa vente initiale est enregistré.
  • Valeurs : grâce au certificat digital unique, les marques de luxe ou haut de gamme peuvent transmettre leurs valeurs, les informations spécifiques liées à leurs produits. Ainsi, le premier acquéreur d’un article et ceux qui pourraient l’acheter de seconde main par la suite auront tous connaissance des informations concernant ledit produit et la marque qui l’a commercialisé.

Grâce à ces trois éléments liés à l’authentification et à la traçabilité des articles, le marché de la seconde main pourrait donc continuer à séduire sans engendrer le risque d’acquérir des contrefaçons.

Quelles plateformes proposent des certificats digitaux uniques ?

Nous avons recensé quelques acteurs proposant des certificats digitaux basés sur la technologie NFT, les voici :

  • Trust-Place : Trust-Place est une entreprise française qui permet aux marques de créer et de gérer l’identité et la propriété digitale de leurs produits tout au long de leur vie.
  • Arianee : Arianee est un consortium français qui crée des certificats digitaux pour l’univers du luxe et de la mode.
  • UNXD par Polygon : L’entreprise américaine Polygon a créé UNXD, un marketplace NFT dédié au luxe et à la culture.

Questions fréquentes

Pourquoi la contrefaçon explose-t-elle sur le marché de la seconde main ?

La demande pour le luxe accessible attire les faussaires. Les plateformes de seconde main peinent à authentifier chaque article, créant une faille que les réseaux de contrefaçon exploitent massivement depuis quelques années.

Comment reconnaître un produit de luxe authentique ?

Examiner coutures, étiquettes, numéros de série, qualité des finitions. Les experts détectent rapidement une copie, mais un acheteur lambda peut se tromper, surtout pour les contrefaçons haut de gamme qui imitent parfaitement l’original.

Quelles technologies aident à lutter contre la contrefaçon ?

NFC dans les étiquettes, NFT d’authenticité, blockchain pour tracer l’historique d’un produit. Ces solutions permettent aux consommateurs de vérifier l’origine et aux marques de protéger efficacement leur réputation auprès des clients finaux.

Les plateformes de seconde main sont-elles responsables des contrefaçons vendues ?

Partiellement. Leur responsabilité dépend du niveau de contrôle exercé. Certaines ont mis en place des systèmes d’authentification payants pour rassurer les acheteurs. La jurisprudence évolue vers une responsabilité accrue des plateformes.

Comment une marque peut-elle limiter la contrefaçon de ses produits ?

Intégrer des marqueurs d’authentification, déposer marques et designs, surveiller activement les plateformes, coopérer avec les douanes. Une stratégie multi-canal reste la seule réponse vraiment efficace face aux réseaux organisés.

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